Les principales maladies estivales des gazons
Reconnaissance par diagnostic visuel
et par diagnostic microscopique
La saison estivale est propice au développement des maladies sur les surfaces engazonnées (terrains de sport, golfs, espaces verts). Aussi, les intendants de parcours, les responsables de l’entretien des terrains de sports ou d’espaces verts peuvent être amenés à rencontrer des maladies sur le terrain.
Plus l’identification du ou des pathogènes responsables de l’apparition d’une maladie parasitaire est précoce, plus un traitement pourra être mis en place rapidement et efficacement.
La première étape d’un bon diagnostic consiste à observer les parties du végétal atteintes mais aussi les conditions climatiques et pédologiques (sol) dans lesquelles la maladie parasitaire s’est installée et développée.
Le tableau, ci –dessous, vous présente quelques éléments de reconnaissance des principales maladies estivales sur surfaces engazonnées à partir de l’observation simple des feuilles :
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Symptômes |
Tâches |
Anneaux |
Pustules |
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Forme des symptômes |
Circulaires |
Irrégulières |
Circulaires |
Petites |
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Dimension |
2 à 5 mm |
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30 à 90 cm |
De 30 cm à plusieurs mètres |
De 2-6 cm jusqu’à 15 cm |
Nombreuses |
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Couleur |
Brun - violet |
Brun puis rose (dessèchement) |
Gris ou blanc |
Violet _ marron avant jaunissement puis dépérissement |
Vert plus foncé que le gazon |
Jaune-brun |
Jaune - orangé (parfois brun) |
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Autres symptômes |
Tâches comparables à des brûlures de cigarettes |
Les feuilles malades sont réunies par des filaments rouges, bien visibles à l’œil nu |
Couche floconneuse ou poussiéreuse qui peut recouvrir l’ensemble du limbe de la feuille |
Touffe verte au centre de la tâche |
Des petits champignons blanc ou jaune peuvent pousser sur l’anneau |
Dessèchement au centre des feuilles attaquées |
Jaunissement du gazon par zone |
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Autres symptômes |
Croissance ralentie |
Evolution très rapide |
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La maladie réapparaît souvent l’année suivante et aux mêmes endroits |
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Evolution rapide en conditions humides |
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Maladies |
Helminthosporiose (Helminthosporium spp.) |
Fil rouge
(Corticilium fuciforme) |
Oïdium
(Erysiphe graminis) |
Fusarioses estivales
(Fusarium spp.) |
Ronds de sorcières
(Marasmius oreades) |
Dollar Spot
(Sclérotinia homeocarpa) |
Rouilles
(puccinia spp.) |
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Graminées atteintes |
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Pâturin des près |
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Fétuque rouge |
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Fétuques |
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Agrostide |
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Ray gras anglais |
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Pâturins |
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Pâturin annuel |
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Toutes graminées |
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Le diagnostic visuel peut être difficile à valider ou insuffisant. En effet, les symptômes sont multiples et, parfois, peu ou pas caractéristiques.
En cas de doute et pour compléter l’observation terrain, il est nécessaire d’aller un peu plus loin dans l’analyse ,grâce au prélèvement d’échantillons , suivi de la mise en culture des champignons pathogènes. Au bout de sept à dix jours, l’observation des résultats est possible et on peut alors identifier les champignons présents par la reconnaissance des mycéliums développés.
Une telle démarche sera d’autant plus est efficace qu’elle aura été rapide, pour faire face à une maladie qui envahit rapidement le terrain.
CERTIPHYT (*) vous propose une prestation de reconnaissance des champignons pathogènes dès réception de l’échantillon. Ainsi, le jour même de la réception de l’enveloppe contenant quelques organes atteints (feuilles +racines), un prélèvement est aussitôt réalisé ainsi qu’une première observation microscopique. Les champignons pathogènes présents sont identifiés et ces données vous sont immédiatement transmises.
Si et seulement si cela s’avère nécessaire, une mise en culture peut être réalisée. Au bout de sept à dix jours, une seconde observation microscopique peut confirmer, voir compléter, la première observation par augmentation des spores et mycéliums en place. Cependant, une mise en culture de champignons pathogènes implique une croissance des mycéliums dans des conditions de température différentes de celles du terrain donc un développement de pathogènes différent de celui effectivement possible sur le terrain.
Dès l’apparition des premiers symptômes, il serait judicieux de prélever un échantillon des organes atteints (feuille et racine) conditionné dans du papier absorbant et envoyé dans une simple enveloppe, puis CERTIPHYT (*) se charge de la réception de l’échantillon, de l’observation au microscope des éventuels champignons pathogènes en cours de développement, de croiser ses observations avec vos observations sur le terrain, et de la restitution immédiate des résultats.
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